Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Numéro de châssis : 49377
Numéro de moteur : 305
En 1931, l’usine Bugatti présenta une toute nouvelle carrosserie produite confidentiellement sur le châssis long de la Type 49, doté d’un empattement de 3,22 mètres. Connue sous la désignation « Conduite Intérieure 49 A 4 », cette carrosserie exclusive à quatre portes et quatre places apparut à une époque où la plupart des automobiles recevaient encore leur carrosserie auprès d’ateliers indépendants. Elle fut créée pour la Type 49, dernier modèle conçu par Ettore Bugatti et ultime Bugatti à utiliser un moteur dérivé de celui de la victorieuse Type 35 : un huit cylindres en ligne de 3,3 litres adapté à un usage routier, avec trois soupapes par cylindre, un simple arbre à cames en tête, un refroidissement complété par un ventilateur et un radiateur agrandi afin de faciliter l’utilisation en ville.
Achevé la veille de Noël, le 24 décembre 1931, juste avant la fermeture annuelle de l’atelier de carrosserie de Molsheim, le châssis numéro 49377 présenté ici est le seul exemplaire survivant connu de la série confidentielle d’environ douze Bugatti Conduite Intérieure 49 A 4 construites en 1931.
Livrée par l’intermédiaire d’Henri Prestail, agent Bugatti à Grenoble, la voiture appartint d’abord à Robert Edmond Marie Remy de Campeau, qui la fit immatriculer au château familial de Saint-Ondras, au pied des Alpes françaises. Bien que résidant à Montpellier, il vendit la Bugatti dans la région en 1934 à Paul Pajon. Elle demeura ensuite pendant plusieurs décennies à Marseille et dans ses environs.
Au début des années 1960, elle fut acquise par Jean-Alexandre Retornaz, qui entreprit sa restauration avant de la vendre en 1981 à Louis Quetelart, architecte établi au Touquet. Quetelart acheva les travaux et présenta la voiture lors du Centenaire Bugatti organisé à Molsheim en septembre 1981. Dix ans plus tard, elle participa fièrement au prestigieux rassemblement Bugatti organisé au château de Seneffe, en Belgique.
Le châssis 49377 fut ensuite exposé dans un musée suisse avant d’être vendu au collectionneur allemand Helmut Pende. Celui-ci le fit entièrement restaurer en 2005 par Gentry Restorations, spécialiste britannique réputé de la marque. Acquise par la Peter Mullin Collection en 2012, la Bugatti rejoignit par la suite les rangs du célèbre Mullin Automotive Museum, en Californie.
Longtemps mal comprise et attribuée à différents carrossiers, sa véritable carrosserie d’usine, d’une exceptionnelle rareté, est désormais identifiée, tout comme son historique de propriété continu. Tous deux sont présentés ici et détaillés dans le rapport Laugier qui accompagne la voiture.

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