Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Les photographies apparaissent parfois dans les endroits les plus inattendus, et celle-là a certainement été une surprise lorsqu'elle a été déterrée par le lecteur Luc Ryckaert lors d'un carrousel de motos en Europe. Comme beaucoup de photographies des débuts de l'automobile, elle soulève de nombreuses questions.
Il est probablement inutile de demander ce que pourrait être cette voiture, car nous sommes certains qu'elle ne peut pas être identifiée, même par nos lecteurs les plus experts, mais nous serons ravis si quelqu'un peut nous prouver le contraire. Quant à la localisation, nous pensons qu'elle doit se situer quelque part en Europe, peut-être en France ou en Belgique. Une question plus pertinente serait: comment cet accident s'est-il produit? Qu'est-ce qui a provoqué cette terrible scène?
Il existe des dizaines de réponses plausibles à cette question. Les premiers temps de la circulation automobile étaient parsemés d'embûches, en particulier sur les routes accidentées et non aménagées des régions rurales. Les accidents pouvaient être causés par des nids-de- poule et d'autres défauts de la route, des nuages de poussière, des animaux sauvages ou des chiens errants, pour ne citer que quelques dangers courants. Il se peut que cet accident soit le résultat d'une défaillance mécanique, qui aurait pu découler d'une mésaventure antérieure.
Une collision avec un chien errant, par exemple, n'aurait peut-être pas été immédiatement catastrophique, mais si la direction de la voiture avait été endommagée, des problèmes auraient pu survenir plus tard. Mais il se peut aussi que l'accident ait été causé par un problème qui n'a certainement pas diminué avec le développement des voitures et des routes: l'erreur du conducteur, qu'il s'agisse d'inattention, d'excès d'enthousiasme ou d'une erreur d'estimation innocente.
Ce qui a été noté, c'est l'absence de foules s'occupant de la voiture ou de ses passagers, que ce soit pour les aider ou pour les regarder, bien qu'au moins l'un des occupants ait reçu un peu d'attention. Cela ne nous dit pas grand-chose, si ce n'est que l'accident ne s'est probablement pas produit lors d'une course, et qu'il a dû se produire à une distance raisonnable du village le plus proche pour ne pas attirer toutes les commères locales, pour qui une scène aussi morbide aurait pu fournir une bonne semaine de bavardages spéculatifs.
Nous pensons qu'un voyageur de passage, peut-être un fermier ou un ouvrier agricole, a eu connaissance de l'accident et a fait preuve de responsabilité en se rendant aussi vite que possible à la gendarmerie la plus proche. Un membre de la police locale a probablement pris la photo à des fins officielles et, 120 ans plus tard, elle s'est retrouvée dans un carrousel.
Paroles: Zack Stiling; photo: Luc Ryckaert
“The day before the race Pilette, driving a Grégoire racer around the circuit for the last time before the contest, took a corner too fast at Longlier and crashed with terrific force against the roadside, which was made of rock. The automobile was broken to pieces and Pilette had his right arm crushed. His goggles were shattered into a thousand fragments and pieces of glass entered his eyes and forehead. His physician takes a hopeful view of his condition.”
Recovered from these injuries he competed there again in 1907 in a Vivinus (Liederkerke Cup) and a Mercedes (Circuit des Ardennes). From then he was a successful car agent and amateur racer for the latter until—déjà vu—May, 1921. Then, driving perhaps a version of the 9.2-litre 90 h.p. Type G-4F four-cylinder aero-engined and chain-drive G.P. Mercedes that he had driven to third place at Le Mans in 1913 and with little time left on the 13th of the month to get to Brooklands, he crashed near Steinfort/Capellen just 30 miles south-east of Longlier on the route back from Luxembourg to Brussels.
He and Bruyère died in futile preparation for a four-car wager race scheduled to run at the end of the May 16th, 1921, the Brooklands Whitsun Bank Holiday Monday meeting; to the winner, it was worth 80 guineas (approx. £5,153 today). It was unlikely that Pilette knew it had already been cancelled after Capt. John Hartshorne Cooper died crashing his Clerget-engined Mercedes in testing there on Thursday, May 12th, nor that Philip Rampon’s Martin-Arab (11.8-litre Sunbeam) had failed scrutineering, leaving just Count Zborowski’s Chitty-Bang-Bang. There was much reporting in Britain about Cooper’s demise but not Pilette’s, and much about the danger of hybrid aero-engined racers.