Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Pas à pas je les vois arriver. Flânant, puis s’arrêtant à nouveau devant un étal. Le vieil homme désigne quelque chose ; le garçon prend la pièce en main et dit un mot à son aïeul, qui, assis sur son déambulateur, regarde avec intérêt. Il secoue vigoureusement sa tête grise et ridée, et ensemble ils reprennent leur chemin. Au stand suivant, la même scène – mais cette fois c’est la bonne. Une conversation amicale avec le vendeur, on se serre la main, l’argent et la pièce changent de propriétaire. Le vieil homme, le regard déjà tourné vers la recherche, reprend sa marche hésitante. Le garçon, un peu plus ravi maintenant, le suit.
Ils se dirigent vers moi et je me demande s’ils verront quelque chose ici. Sur le stand PreWarCar.fr-PostWarClassic.fr nous ne vendons pas grand-chose, à part quelques objets en trop et, bien sûr, les célèbres chaussettes. Mais ce que nous collectionnons surtout, ce sont les histoires. Alors j’aborde l’homme – et, comme il s’avère, son petit-fils. Oui, il veut bien une bière, mais pas trop longtemps car il leur reste encore l’autre terrain à parcourir. Je prends rapidement trois canettes et m’assois.
Deux heures plus tard, je l’écoute toujours avec attention. Il me raconte comment il vient à Beaulieu depuis plus de quarante ans, d’abord avec son fils et maintenant aussi avec son petit-fils. Cet élément unique qu’il avait trouvé autrefois, tout en haut du champ jaune. Comment la foire a changé, mais qu’il ne peut toujours pas s’en passer. Les jours où toute la famille venait, et comment au retour il avait rempli la voiture à tel point que sa femme a refusé de revenir l’année suivante. Mais aussi les nombreuses amitiés nouées au fil des années – des liens qui demeurent chaleureux aujourd’hui encore.
Il reconnaît qu’il devient trop âgé pour y consacrer toute la journée. Son fils a désormais repris le stand, même s’il est lui-même encore présent chaque jour. Mais l’organisation, il la laisse à son fils.
Un peu plus tard, ce même fils arrive : il a repéré une boîte de boulons spéciaux et veut l’avis de son père. Voilà donc pour le « je ne m’en occupe plus ». Le vieil homme se lève d’un pas étonnamment alerte, et ensemble ils repartent – vers la prochaine belle histoire. Me laissant avec quelques canettes vides – et surtout avec la certitude de ce qu’est vraiment la Beaulieu Autojumble : le cœur social de la passion.
Aujourd’hui, avec des sites comme le nôtre, les foires ont changé. Il ne s’agit plus de chercher précisément la pièce dont on a besoin immédiatement – cela, on le trouve facilement en ligne. À l’Autojumble, on cherche des choses que l’on pourrait utiliser, qui deviennent partie d’une histoire. C’est du divertissement, c’est du lien social, et c’est justement ce qui la rend formidable.
La Beaulieu Autojumble se tient encore tout le week-end – une sortie à partager en famille !
Texte de Laurens Klein
Still sparks curiosity about the stories he told, what part from the yellow field it was that was his biggest prize and even whether the bolts were acquired or not. I hope more similar stories are coming. I can only concur, it is not just about the one dimensional ‘did you get the part you were looking for’. The stories, the life with old cars and ‘bikes, that’s the magic.