Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Lorsque l'on souhaite en savoir plus sur une marque de voiture obscure, il faut toujours commencer par consulter l'Encyclopédie complète de l'automobile 1885-1968 ou son ouvrage complémentaire, l'Encyclopédie Beaulieu de l'automobile, ou "Georgano", comme les deux sont familièrement appelées d'après leur compilateur. En général, ces ouvrages permettent d'obtenir en un coup d'œil tout ce que l'on souhaite savoir sur un constructeur, mais il arrive parfois que l'on découvre une marque qui a la rare particularité de ne pas figurer dans la Georgano. On se réjouit de ces rencontres, car on se rend compte que l'on tient là quelque chose de si rare et de si obscur qu'il a été pratiquement oublié par l'histoire !
C'est le cas de la marque Laperrelle, dont nous allons tenter de vous parler. Nous sommes partis de la plaque de châssis de l'unique modèle KDB 10 conservé, sur laquelle on peut lire "Voitures Légères, F. de Laperrelle, Mottereau-Brou (E & L)". En d'autres termes, l'usine Laperrelle fabriquait des voitures légères à Mottereau, dans le canton de Brou, dans le département d'Eure-et-Loire, dans le nord de la France, juste à l'ouest de Chartres, sur la route entre Paris et Le Mans.
Mottereau était un endroit peu propice à la fabrication de voitures, car même aujourd'hui, c'est un village minuscule mais toujours aussi joli, ce qui explique peut-être pourquoi si peu de voitures ont été fabriquées. À l'époque des débuts de la construction automobile, la disponibilité de composants brevetés permettait à n'importe qui de s'essayer à la construction de voitures, à condition de disposer d'un atelier raisonnablement bien équipé. Laperrelle n'était donc pas différent des centaines d'entreprises qui construisaient simplement quelques voitures et retournaient ensuite ferrer des chevaux, fabriquer des charrettes et réparer des bicyclettes.
C'est là que l'on pourrait s'interroger si Tony Paalman n'avait pas entrepris des recherches en 2020. Il a rencontré Jean Pierre de Laperrelle et son fils Pierrick, respectivement arrière et arrière-arrière-petits-fils de Louis Joseph Fabien de Laperrelle (1862-1923). Fabien, comme on l'appelait, est né à La Loupe, une petite ville pittoresque située également en Eure-et-Loire, où il a réussi en tant qu'entrepreneur. C'est en 1898 qu'il décide de transformer son pavillon de chasse, le Pavillon de Mottereau, en une petite usine automobile, qui pourrait bien être la plus belle usine que le monde ait jamais vue.
Notre survivante porte le numéro de châssis 96 - il est probable que la première voiture était la 1 - et a été datée de 1901. La plaque de châssis indique également qu'elle appartient à la série KDB 10, bien que le moteur ait été identifié comme étant un 8 ch.
Nous avons mentionné que la disponibilité de moteurs propriétaires rendait possibles des voitures comme la Laperrelle, et M. Laperelle est connu pour avoir utilisé des moteurs De Dion monocylindres, dont le moteur numéro 9164 monté sur cette voiture fait partie. Il a utilisé des systèmes de refroidissement Grouvelle et Arquembourg, ainsi qu'un châssis et une boîte de vitesses de sa propre conception. La transmission à double chaîne est assez conventionnelle, et une plaque de carrossier révèle que la carrosserie est l'œuvre de Pellerin, une entreprise locale et tout aussi obscure dont on ne sait rien d'autre que ce que la plaque révèle. On peut y lire ce qui suit : Pellerin, Château de Montigny, par Illiers, E & L". Illiers est une petite ville très charmante située à 5½ miles de Mottereau.
Fait remarquable, on ne connaît qu'un seul exemplaire de Laperelle, un modèle CD5, numéro 14. Des recherches ont révélé qu'il n'y avait que quatre Laperelle enregistrées en Eure-et-Loire au début des années 1900. Les travaux se sont arrêtés en 1905, lorsque M. Laperrelle a quitté la France pour Alger afin de créer une entreprise distincte. On sait peu de choses à ce sujet, si ce n'est que lorsqu'il revint en France, ce fut sans beaucoup d'argent.
L'histoire de la survie de notre voiture est due au fait que, remarquablement, elle a appartenu à la même famille depuis sa création. On pourrait s'attendre à ce qu'elle soit originaire de Mottereau, mais en fait la famille Girode est originaire de Saigneville, une autre très belle petite ville, près de la Manche, entre Dieppe et Le Touquet. Ce qui est encore plus remarquable, c'est qu'il semble avoir été couru à l'époque. Une photographie datée du 21 décembre 1903 la montre apparemment avec une carrosserie de course biplace - en tout cas, la partie arrière de la carrosserie a été enlevée. Quelqu'un connaît-il des courses de cette époque auxquelles elle aurait pu participer ?
La voiture 96 existe également en tant que superbe voiture grasse, en excellent état cosmétique et totalement d'origine à l'exception de la peinture blanche, qui a été appliquée de manière plutôt charmante au pinceau sur l'original en 1960 par le jeune Charles Eduard Girode. Tout l'équipement d'époque approprié fait plaisir à voir, en particulier les pneus pleins. La voiture est également en état de marche, bien qu'elle ait besoin d'une attention particulière. La voiture est maintenant, après 123 ans, proposée à la vente et nous espérons vivement qu'elle trouvera un propriétaire qui la chérira telle qu'elle est (bien qu'il y ait de bonnes raisons d'essayer de retrouver la peinture d'origine) et peut-être même d'entreprendre des recherches plus approfondies sur Laperrelle et Pellerin.
Cette voiture extraordinaire pourra être vue au Salon Rétromobile, où elle sera en vente sur le stand de PreWarCar.com et exposée aux côtés d'autres voitures très importantes, dont l'Alfa Romeo 6C 1750 SS d'Achille Varzi, une Lancia Dilambda spéciale de course érythréenne et une Itala Pékin-Paris de 1907. La Laperrelle à elle seule suffit, à notre avis, à justifier une visite à Rétromobile. Si vous avez besoin d'un billet, vous pouvez l'acheter ici.
Le Salon Rétromobile se tient à l'Expo Porte de Versailles à Paris du 31 janvier au 4 février.
Paroles : Zack Stiling ; photographies : Classic Motorcars Holland
Henri François Léon Pellerin le Vassor d'Yerville was the owner of the Château de Montigny. He was commonly called Pellerin.
My hypothesis: the plate bearing his name is the plate of the owner of the car and not that of a coachbuilder. His only son was mayor of the commune for many years. His descendants may have old photos of the car.
Laurent Zoller
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Hello.
Henri François Léon PELLERIN le VASSOR d'YERVILLE était le propriétaire du château de Montigny. Il était communément appelé PELLERIN.
Mon hypothèse :
La plaque à son nom est la plaque du propriétaire de la voiture et non celle d'un carrossier. Son fils unique fut longtemps maire de la commune.
Les descendants possèdent peut-être des photos anciennes de l'automobile
Laurent ZOLLER