Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Demain, des centaines d’automobiles anciennes prendront une nouvelle fois la route de Londres à Brighton. Parmi elles se trouve une voiture à l’histoire particulière, actuellement proposée à la vente sur PreWarCar.com. En 1974, Tim Moore, alors âgé de 17 ans, participa pour la première fois au London to Brighton Veteran Car Run à son volant. Ce fut un voyage qu’il n’oublierait jamais.
Mon premier London to Brighton au volant, à 17 ans
C’était ma première participation au London to Brighton Veteran Car Run en tant que conducteur, en 1974, alors que j’avais 17 ans. La voiture portait alors l’immatriculation CE 1, mais il s’agit bien de celle qui est aujourd’hui immatriculée PO 6595.
Je venais de commencer mes études à l’université de Newcastle et j’étais rentré chez moi spécialement pour cette sortie. À mon arrivée, je suis tombé malade avec de la fièvre, et il semblait que je ne pourrais pas y participer... Mais au cours de la nuit, je me suis senti un peu mieux. Le dimanche matin, à trois heures et demie, nous avons donc décidé de tenter notre chance.
La voiture se trouvait sur une remorque dans le garage. Mais en tirant celle-ci à l’extérieur, le pare-brise a heurté le haut de la porte du garage et a été complètement arraché de sa fixation !
Nous sommes arrivés sans encombre au départ mais, comme les hivers étaient plus froids à l’époque, nous avons découvert que l’eau du bloc-cylindres avait partiellement gelé pendant le transport sur la remorque ouverte. Nos thermos de café ont résolu le problème. Nous sommes partis à l’heure, et la photo montre Wally Gillman, un ingénieur, et moi en train de traverser Westminster Bridge.
Notre voyage nous réservait encore quelques émotions. À la sortie de Londres, une flèche verte autorisait à tourner à gauche, mais une voiture était immobile juste devant. Trop occupé à faire signe aux filles au bord de la route, j’avais supposé que cette voiture allait démarrer. Mais non, bien sûr, elle n’a pas bougé. Elle est restée là jusqu’à ce qu’il soit trop tard et j’ai percuté l’arrière de la voiture moderne avec un grand choc. Les extrémités saillantes de notre châssis ont proprement transpercé ses feux arrière. Voulant échanger nos coordonnées d’assurance, je suis allé parler au conducteur, qui devait être encore plus jeune que moi, j’en suis sûr ! Ses mots exacts furent : "Bon sang, j’ai cru qu’un bus m’était rentré dans le cul !" Puis, sans ajouter un mot, il a appuyé sur l’accélérateur et a filé...
Nous avons poursuivi notre route sans être blessés. Il faut se souvenir qu’à l’époque, l’intégralité du parcours empruntait l’A23. Tout s’est bien passé jusqu’à environ 19 kilomètres de Brighton, lorsque le réservoir d’eau s’est fendu. L’eau s’en échappait assez vite pour que cela devienne un problème. Nous nous sommes donc arrêtés dans une épicerie de village pour acheter plusieurs paquets de chewing-gum. Nous avons demandé aux spectateurs de nous aider à mâcher, jusqu’à en avoir suffisamment pour former une grosse boule et colmater la fuite.
C’était davantage un geste désespéré qu’une solution dont nous attendions réellement un résultat. Mais cela a bel et bien fonctionné, et nous avons atteint la côte sud à temps.
Voilà comment s’est déroulé mon premier Brighton au volant, il y a 52 ans !
Tim Moore