Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Au pub et retour, un après-midi sur circuit, de longs rallyes à travers le monde ou simplement conduire les enfants à l’école. La meilleure voiture ? Ce pourrait bien être une Bentley 4½ litres.
La Bentley sur la photo le prouve d’un seul regard. Il s’agit du châssis TX3245, ici devant le pub Lamorna Wink en Cornouailles, photographié dans les années 1970, lorsqu’il appartenait à M. Hodkinson. Une image qui dit tout : ce n’est pas une pièce de musée, mais une voiture qui roule.
TX3245 fut commandé le 10 novembre 1927 et livré le 30 juin 1928 au major R.R. Rothwell, à l’origine doté de la carrosserie n° 1483 : un torpédo sport quatre places en gris/vert/gris, pour £179. Immatriculée EC8322, cette Bentley a depuis mené une vie riche, les 19 dernières années en Belgique.
En mai, elle sera proposée à la vente lors de la vente Villa d’Este de Broad Arrow Auctions, offrant une vision plus complète. Matching numbers pour le châssis, le moteur et la boîte de vitesses. Un moteur supplémentaire, préparé pour la compétition, est également inclus. Car il s’agit d’une voiture utilisée comme elle devait l’être. Non seulement avec la VSCC par le passé, mais aussi plus récemment à plusieurs reprises au Le Mans Classic. Elle porte en outre des autocollants de rallyes en Syrie et au Maroc, tandis que des photos en ligne la montrent lors d’autres événements.
Le pub existe toujours, et il serait particulièrement tentant de s’y rendre au volant de cette Bentley. Rien que pour cela, l’envie est grande de reprendre le volant et de parcourir à nouveau le même itinéraire. Le nom lui-même fait un clin d’œil au passé : un « wink » désignait autrefois un débit de boisson clandestin, où un discret signe — ou plutôt un clin d’œil — suffisait à faire comprendre ce que l’on souhaitait commander.
Voici une Bentley pour quelqu’un qui comprend que la valeur ne réside pas seulement dans l’originalité, mais surtout dans l’usage — et qui, en arrivant au Lamorna Wink, sait exactement quand il faut adresser un clin d’œil complice.
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