Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Janvier est le mois du rallye de Monte-Carlo, comme c'est le cas depuis 1911, lorsque les gens avaient une notion très différente de ce qui constituait une voiture de rallye. En fait, le concept de "voiture de rallye" n'avait probablement pas encore été imaginé à l'époque, mais la double berline de cette superbe photo semble avoir été un travail ardu sur le rallye glacial du milieu de l'hiver. Il s'agit d'une Grégoire 14/24 ch, qui a participé au rallye de 1912 avec une carrosserie double berline fabriquée par le carrossier Alin-Liautard de Courbevoie, rien de moins. Ce carrossier a également construit une étonnante Grégoire 'triple berline' sur un châssis à empattement plus long, ainsi qu'une 'double' de même style sur un châssis Hispano-Suiza pour le roi Alfonso XIII d'Espagne.
Nous avons trouvé une deuxième photo de ce qui doit être la même voiture, exposée au Salon de l'Automobile de Paris 1911. Elle se trouvait sur le stand Grégoire, mais montre fièrement l'enseigne Alin-Liautard sur le marchepied, ainsi qu'une enseigne accrochée à la portière. La photo est juste assez nette pour que l'on puisse zoomer sur cette dernière, révélant le nom de son commanditaire : M. Martinet. Il figure sur la liste des engagés du Rallye de Monte-Carlo 1912, terminant 26e au classement général sur 35 voitures, ce qui nous semble être un exploit pour une grande berline. La plupart de ces voitures ont pris le départ à Paris et nous nous attendons à ce que M. Martinet en fasse partie, mais il y a eu plusieurs autres lieux de départ.
L'un d'entre eux était Saint-Pétersbourg ! Monsieur André Nagel y a pris le départ à bord d'un Russo-Balt ouvert, parcourant plus de 2 000 milles sur la route de Monaco en plein hiver. Comparé à cela, le trajet Paris-Monte-Carlo dans la luxueuse voiture de Martinet paraît simple ! Nagel a consigné ses souvenirs plus tard. On apprend ainsi qu'il a dû effectuer la première partie de son voyage en étant remorqué par un tracteur, puis qu'il a parcouru 55 miles sans pouvoir passer la deuxième vitesse. L'un des rapports indique qu'il s'arrêtait toutes les deux heures pour manger : "Il s'arrêtait toutes les deux heures pour manger et dormir, changeait l'huile tous les 500 kilomètres après l'avoir fait dégeler sur le feu, et dormait avec la dynamo dans ses vêtements pour éviter qu'elle ne gèle. Il envoya deux télégrammes à l'organisation pendant le voyage : le premier de la ville de Pskov, à 280 km de Saint-Pétersbourg, qui disait : "J'arriverai si les loups ne sont pas là : "J'arriverai si les loups ne nous mangent pas en chemin et si nous ne gelons pas vivants". A différentes époques...
Paroles : Jeroen Booij ; photos : Bibliothèque nationale de France
MERCI pour cette information.
Le règlement devait être semblable pour le rallye Posen San Sebastian en 1912 car " la roulotte" Grégoire avait 11 passagers.
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Thank you for this information.
The regulations were to be similar for the Posen-San Sebastián Rally in 1912 because the 'trailer' Grégoire had 11 passengers.
Laurent Zoller