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La Packard diplomatique qui a défié les ténèbres

Cette année marque le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les témoignages de première main de cette période sombre se font de plus en plus rares, et il ne faudra pas longtemps avant que ceux qui ont des souvenirs clairs de la guerre aient tous disparu.

 

Nous avons été initialement attirés par ces photographies en raison de l'élégante Packard arborant une plaque Corps Diplomatique, sans connaître grand-chose de son histoire. L'homme en costume blanc qui se tient à côté est le diplomate suisse Carl Robert Lutz, qui, comme il s'avère, a joué un rôle remarquable pendant la guerre. L'image de sa majestueuse Packard a révélé une narration plus héroïque que de nombreux récits de champs de bataille. Lutz est crédité d'avoir sauvé plus de 62 000 vies juives pendant l'un des chapitres les plus sombres du XXe siècle.

En tant que vice-consul de la Suisse à Budapest pendant la guerre, Lutz a utilisé chaque nuance de la diplomatie—et pas mal de courage—pour délivrer des documents de protection et désigner des maisons sûres comme territoire suisse. Sa Packard, conduite par un chauffeur, est devenue un complice silencieux, glissant à travers les points de contrôle nazis sous la protection de ses plaques diplomatiques et de la neutralité qu'elles représentaient.

 

On pense que la voiture est une Super Eight Touring Sedan de 1938, finie en noir sobre. Pourtant, lorsqu'elle était garée devant la ambassade suisse, elle est devenue bien plus qu'un moyen de transport—elle est devenue un symbole d'espoir. Si jamais une voiture mérite d'être rappelée non seulement pour ce qu'elle était, mais pour ce qu'elle représentait et permettait, c'est bien cette Packard.

Où est-elle maintenant ?
Afin que nous n'oublions pas.

 

Texte : Jeroen Booij
Photos : Fortepan Hongrie

 

Publié:
mercredi juin 11th, 2025
PAUL GREENSTEIN
16 Juin 2025, 05:39
My father worked with Carl Lutz in Budapest acting as a bodyguard, and helping to distribute Schutze-pass (protective documents)... He remembered Lutz arguing with Eichmann about deportations at the Budapest train station. Eichmann walked up to my father (who was dressed as a SS lieutenant ) , pinched him on the cheek and said "now here's a nice German soldier..." While my father was nice, he was not "ein Deutche Soldaten" by a long shot.
I would imagine that if the car exists, it would be in Budapest somewheres. There are other pictures of it, and it got knocked about quite a bit, but could easily still exist.
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Jonathan Reeve
15 Juin 2025, 22:47
This is a 1937 138-CD, either a sedan or limousine, introduced in July 1936. It seems loaded with extras, some that may have been standard for this relatively expensive model. It is still 120-derived and is not a Senior Packard (from the BL Kimes Packard history)
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Stanislav Kirilets
15 Juin 2025, 19:56
In 1938 all Packards (including non-precious bodies) wau build with split V-windscreen. This machine was built in 1937 or ran.
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Christian Philippsen
15 Juin 2025, 10:24
Isn't Carl Robert Lutz the father of Robert 'Bob' Lutz, a true car enthusiast, who made a remarkable career at BMW, Ford, Chrysler, GM?
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