Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
À moins que vous ne veniez de découvrir PreWarCar.fr à l'instant même, vous aurez remarqué que nous sommes plutôt friands de Rétromobile, le salon qui attire des milliers de passionnés du monde entier à Paris pour acheter, vendre ou simplement admirer des centaines de voitures historiques rares, inhabituelles et hautement désirables. Nous avons attendu ce salon avec impatience et nous ne sommes pas déçus.
Certains exposants ont sorti le grand jeu pour présenter des machines superlatives. Avec une Benz 1900 unique appartenant à une seule famille, une Voiturelle 1900 Decauville non restaurée et un quadricycle Clément de 1899, le stand de PreWarCar.fr était évidemment un point fort, mais pour l’instant assez sur nous.
L'une des meilleures expositions était celle du Vintage Revival Montlhéry, dont les organisateurs avaient trouvé des véhicules exceptionnels. Beaucoup d'entre nous auraient pu identifier la Scott Sociable à 100 pas, mais la Truffault de 1908 était quelque chose d’autre. Aussi jolie soit-elle, elle se distinguait surtout par son étrange suspension à piliers coulissants (ce qui n'est pas sa seule particularité), sur lesquels étaient montés les phares, qui tournaient avec les roues. Vintage Revival présentait également une moto Corona de 1906 de fabrication allemande et la plus ancienne voiture présente au salon, la Peugeot Type 3 de 1892 apportée par le Museo dell'Automobili di Torino.
Toutefois, le Musée des Arts et Métiers présentait un véhicule encore plus ancien : L'Obéissante, la voiture à vapeur pionnière d'Amédée Bollée. Construite en 1873, L'Obéissante a été le premier véhicule autopropulsé de Bollée et le premier véhicule à se déplacer par ses propres moyens de Paris au Mans, en 18 heures et à une vitesse de croisière de 19 miles par heure.
Si l'exposition du Vintage Revival ne vous persuade pas d'assister à leur événement, rien ne le fera, mais si vous ne pouvez pas attendre le prochain événement en 2024, on peut toujours visiter le Circuit des Remparts en septembre 2023. L'Association Circuit des Remparts a présenté deux excellentes voitures, la plus ancienne Mors de 1896, fraîchement restaurée, et la Ballot 3/8 LC de 1920 qui a couru à Indianapolis, a remporté le premier Grand Prix d'Italie et a couru ensuite a Brooklands aux mains de Malcolm Campbell.
Outre les grandes collections patrimoniales de Citroën et Peugeot, toutes les grandes marques françaises d'avant-guerre étaient représentées par leurs clubs respectifs - Renault, Amilcar, Delage, Hotchkiss, Panhard et Levassor, Bugatti et Voisin étaient tous pris en charge. Néanmoins, le club qui nous a impressionnés le plus c’est le Club des Teuf-Teuf avec sa sélection de marques anciennes et édouardiennes généralement inédites ou même inconnues en dehors de la France, comme Le Zèbre, Buchet, Louvet, Clément-Bayard, Delaunay-Belleville et La Nef. La voiture qui a séduit le plus les visiteurs est sans doute la Citroën Kégresse, issue de l'expédition transsaharienne de Citroën en 1922-23.
Les Bugatti étaient nombreuses, Ivan Dutton Ltd. et Fine Automobiles montrant fièrement leurs produits, le premier optant pour un éventail de Type 35 tandis que le second présentait un sextuor de Type 57. D'autres concessionnaires avaient de quoi nous séduire, mais pas autant que Lukas Hüni, qui proposait non seulement une fringante Rolls-Royce Silver Ghost torpédo biplace, et non seulement l'opulente Bentley Eight-Litre tourer de Woolf Barnato carrossée par Vanden Plas, mais aussi l'ex-Sword Collection 1898 Daimler 4hp Marseilles phæton et, le plus spectaculaire de tous, la Bucciali TAV12 1932 à traction avant carrossée par Saoutchik, qui défie presque toute crédibilité.
Bien sûr, pour toutes les têtes d'affiche aux prix à six ou sept chiffres, une section consacrée aux voitures de moins de 25 000 euros à permis aux plus modestes d'entre nous de ne pas repartir les mains vides. On aurait pu se laisser tenter par un roadster Dodge 1924 à 25 000 €, une Renault Monaquatre 1935 à 12 000 € ou un roadster Chevrolet 1936.
Comme si cela ne suffisait pas, deux expositions spéciales sont venues compléter un ensemble de véhicules déjà superbe. La plupart des gens n'ont jamais entendu parler des motos Dollar, et encore moins en avoir vu une, mais il s'agit d'un fabricant parisien qui a existé de 1925 à 1939. Plus de 20 exemplaires ont été rassemblés, certains restaurés dans un état de concours très soigné, d'autres conservés dans leur état d'origine. Le 100e anniversaire des 24 Heures du Mans a été célébré, avec plusieurs voitures françaises significatives du Mans dispersées sur le site, dont une reconstitution de la Chenard et Walcker Type 3L de 1923 qui a remporté la toute première course, une Lorraine-Dietrich B3-6 Sport de 1926, l'année de la célèbre arrivée de la Lorraine-Dietrich à la première place et à la deuxième place, la Tracta Type 4 Géphi à traction avant qui a couru en 1928 et 1929 et la Simca-Gordini, une Simca 5 modifiée par Amédée Gordini pour courir en 1938.
Paroles et photos : Zack Stiling
Just happens that i am now driving my 1924 Leon Bolle type MS that also happens to be the fourth last car despatched by the Le mans factory in 1924 before the disastrous Morris venture. But to be clear, my car was made some 11 years after Leon bollee's passing in December 1913.
The car is just as exciting as my 30-98 Vauxhall.
Please acknowledge receipt to whoever this goes
Sincerely
Peter Latreille.
VSCC of Victoria Australia