Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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On a souvent dit, ces dernières années, qu'il ne devait plus rester beaucoup d'épaves à découvrir et à restaurer - de vraies épaves intéressantes, nous voulons dire, pas une Vauxhall Chevette qui a passé 25 ans dans un local de la mairie sous des cartons. Ici nous parlons de Bugatti, de Voisin, d'Alfa Romeo d'avant-guerre, etc. Ces découvertes ont connu leur heure de gloire dans les années 50 et 60, mais elles se sont raréfiées depuis.
Nous sommes toujours heureux de découvrir que nous nous sommes trompés sur ce genre de choses, et c'est donc avec grand plaisir que nous sommes tombés sur une Voisin non restaurée dans le catalogue de la vente aux enchères d'Aguttes du 2 avril. Il ne s'agit pas de n'importe quelle Voisin, mais d'une voiture dont la carrosserie unique et très luxueuse a été réalisée par le célèbre carrossier parisien Belvalette.
Pour donner son titre complet à la voiture ïl s'agit d'une Voisin C3L coupé chauffeur de 1927. La C3 a été introduite en 1921, utilisant toujours le moteur de quatre litres sans soupapes qui avait été utilisé dans la première Voisin, la C1. La C3L s’est présentée l'année suivante, le "L" désignant simplement un châssis long.
Il y avait une sélection de carrosseries cataloguées, mais cette voiture faisait partie de celles qui étaient vendues en châssis nu. Comme il s'agit d'un modèle de 1927, c'est l'une des dernières C3 construites, et sa carrosserie est confiée à Belvallette, qui depuis longtemps est un nom respecté dans la société parisienne en raison des élégantes voitures qu'elle a construites tout au long du 19ème siècle. L’entreprise s'est adaptée très naturellement à l'ère sans chevaux, devenant particulièrement réputée pour ses torpédos transformables.
Ce beau coupé chauffeur, doté d'intéressantes vitres avant escamotables, ce qui serait inédit, a été construit pour M. Auboin, père du regretté Olivier Auboin-Vermorel, décédé en 2014. La famille Auboin a fait fortune dans l'exploitation des carrières et la construction au début du XXe siècle. Il semble qu'un jour M. Auboin ait simplement garé sa Voisin dans le garage et l'ait laissée là, sans jamais la faire réapparaître jusqu'à aujourd'hui.
En dehors de son aspect négligé, elle a extrêmement bien survécu et ne demande qu'une touche de sympathie pour lui redonner vie. On dit qu'elle est complète à 99 %, et qu'elle n'a donc certainement pas besoin d'une restauration brillante. Il suffit de la dépoussiérer, de la remettre en service et de la conduire. N'oubliez pas de l'exposer quelques fois pour notre plus grand plaisir... Si vous êtes le gardien idéal, elle est vendue avec une estimation de 50 000 à 70 000 euros (45 000 à 60 000 livres sterling).
Si vous vous interrogez sur le nom Vermorel, sachez qu'Oliver Auboin-Vermorel était lié au constructeur automobile par l'intermédiaire de sa mère. De plus, il possédait également un torpédo Vermorel Type L de 1912. Il s'agit également d'une belle trouvaille de grange, qui a été mise au rebut dans les années 1960, et qui est également mise en vente avec une estimation de 20 000 à 30 000 € (17 500 à 26 500 £).
Paroles: Zack Stiling; photos: Aguttes
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